Affiliation

Notre centre s’inscrit dans la lignée Shangpa. Dans le bouddhisme tibétain, la notion de lignée est fondamentale. La continuité de la lignée assure l’authenticité de sa tradition et de la conservation de ses enseignements. Le pratiquant peut bénéficier à chaque moment de ce courant de bénédictions.

La lignée Shangpa trouve son origine dans le bouddha Vajradhara et deux femmes remarquables par leurs ultimes réalisations spirituelles, Nigouma et Soukha Siddhi, dans l’Inde du 11ème siècle. Kyoungpo Neldjor (977-1127), un érudit et yogi accompli exceptionnel du Tibet, vint rechercher leurs enseignements, ainsi que ceux de cent cinquante maîtres en Inde et au Népal, et les réalisa entièrement. La détention des enseignements et doctrines  passa de maître  à disciple, sans interruption et sans aucune altération. La lignée Shangpa est dite une ‘lignée secrète’ : elle devait être pratiquée plutôt que codifiée. Elle met surtout l’accent sur la pratique de la méditation. « Ses détenteurs sont des individus tout à fait exceptionnels car ce sont des bodhisattvas au niveau le plus haut, ses enseignements sont purs, préservés de toute composition ou fioriture venant d’une personne ordinaire, et sa grâce est particulière, elle permet de nos jours de faire mûrir les réalisations chez les pratiquants ordinaires préservant leurs engagements solennels » (Djamgoeun Kongtrul, Manuel de Retraite, éd Yogi Ling).

Des maîtres éminents exceptionnels ont détenu la lignée, comme le yogi  érudit visionnaire Tangtong Gyelpo (14ème siècle), aussi médecin, ingénieur civil (créateur des premiers ponts suspendus en fer au Tibet et au Bhoutan) et architecte. Taranatha (1575-1634) était un grand accompli spirituel qui laissa d’abondantes compositions majeures pour la lignée et la vue philosophique Shéntong. Jamgoeun Kongtrul (1813-1899) fut un personnage clé qui prévint le déclin de nombreuses lignées mineures. Il fut un détenteur essentiel dans la continuité de la transmission et la pratique de la lignée Shangpa. De lui nous vient la coutume de la retraite de trois ans. Cette coutume a été introduite, notamment en France, à La Boulaye en Bourgogne, par Kalou Rimpoché (1905-1989) maître éminent et exemplaire par ses réalisations évidentes et son érudition. Après Kalou Rimpoché, le responsable de la lignée fut Bokar Tulkou Rimpoché, grand maître de méditation qui décéda en 2004. La lignée fut remise à Ngédeun Ténpeil Gyaltsen (né le 17 septembre 1990), reconnu comme le second Kalou Rimpoché.

Depuis le bouddha Vajradhara, les deux Dakinis de sagesse et Kyoungpo Neldjor jusqu’au présent Kalou Rimpoché, la lignée de transmission Shangpa est demeurée immuable et non corrompue. De nos jours, Kalou Rimpoché a déjà conféré plusieurs fois la transmission entière de la lignée Shangpa au plus grand nombre de ses élèves et disciples et a remis la pratique de retraite de trois ans à l’honneur.

La lignée Shangpa n’a jamais mis l’importance sur une puissante institution monastique, ses pratiquants sont des yogis et yoginis, des moines et moniales ou des fidèles laïcs. Après les pratiques préliminaires, les pratiques essentielles de la lignée sont celles des divinités des cinq tantras et des Cinq Dharmas d’Or, incluant les six doctrines de Nigouma et le Mahamoudra. La pratique du protecteur Chadroupa est aussi très importante dans la lignée Shangpa.

 

Lignée Shangpa

 

En pratique

La tradition insiste sur la nécessité d’un bon niveau de stabilité méditative et d’intelligence spirituelle. En parallèle de cette base de tranquillité et de sagesse sont appris les moyens pour détendre la saisie égocentrée, en développant les qualités altruistes et les valeurs de compassion et d’équanimité propres au bodhisattva.

Différentes techniques permettent d’acquérir la stabilité méditative. L’approche enseignée ici adopte la vue, la méditation et la conduite propres au Mahamoudra. L’intelligence spirituelle, prajna, est simplement issue de  la réflexion sur certains enseignements. Elle éclaire les exercices de méditation qui s’y rapportent.

Le vajrayana, bouddhisme himalayen, comprend des pratiques spécifiques associées aux tantras. La méditation de divinités et la récitation de mantras permet à l’esprit du yogi ou de la yogini d’élever son état de conscience. Avec les instructions précises du Lama, nous actualisons ainsi la sagesse en nous-mêmes. Ces méditations sont couramment pratiquées au centre de Montpellier.

Le Lama, maître spirituel, est le guide indispensable pour nous instruire dans l’expérience de la méditation. Sa qualification est due à sa propre expérience de ces enseignements, principalement en retraite de trois ans. Dans notre centre, les lamas qui animent les sessions d’enseignements et de pratiques sont tous accrédités personnellement par Kalou Rimpoché.   

 

Les Lamas

 

LAMA YEUNTEN

Lama Yeunten est disciple de Kalou Rinpoché depuis 1975. 
Intendant de la première retraite de trois ans à Kagyu Ling. Elève de Lama Tempa Gyamtso depuis 1976, il a effectué deux retraites de trois ans. 
Actuellement infirmier, il anime régulièrement des programmes d’étude et de pratique, et des retraites.

   
 

LAMA BRIGITTE PEMA

Lama Brigitte Pema a rencontré Kalou Rimpoché en 1976 et achevé la retraite de 3 ans sous sa direction en 1992.
A partir de 1994 elle participe aux séminaires annuels de Bokar Rimpoché en Inde.
Elle enseigne le yoga en région parisienne depuis 1980.

   

LAMA MINGYOUR

Lama Mingyour est disciple de Kalou Rimpoché depuis 1976.
Il a été résident de nombreuses années à Palden Shangpa La Boulaye. Il a participé à la construction du temple et il a achevé la retraite de trois ans en 1992. 
Depuis il est au service de Kalou Rimpoché et participe activement au fonctionnement du centre.

 
   

LAMA PATRICK

Lama Patrick rencontre Kalou Rimpotché en 1984. Il entre en retraite en 1989 dans son chalet à Palden Shangpa La Boulaye. Il a traduit de nombreux Rimpotchés et Lamas du tibétain et de l’anglais jusqu’en 1999 après avoir débuté en traduisant un enseignement de Sitou Rimpotché sur le Bardo en 1987. Économiste de métier, il retourne travailler dans le civil de 2000 à 2014, prend sa retraite et rejoint le Centre en 2015. Depuis 2013, il traduit Kalou Rimpotché à Palden Shangpa La Boulaye.